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Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles]

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MessageSujet: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyMer 13 Juil - 17:09

Wade Wilson faisait inlassablement tourner une balle de revolver entre ses doigts, tandis qu'il remuait les pensées dans son cerveau malade. Cela faisait à peine deux semaines qu'il n'avait rien à faire, aucun contrat, tentative de meurtre, amis à défendre ou demoiselle en détresse, et il en venait à vraiment s'ennuyer. Passer des journées à regarder sa petite télévision trois couleurs en nettoyant ses armes, c'est passionnant au début, et puis après, on s'en lasse assez rapidement. Surtout quelqu'un comme Wade, pour qui le temps est devenu éternellement trop long. Ainsi donc, tandis que l'écran diffusait les informations du jour, Deadpool était avachi sur son petit sofa, les pieds sur sa table basse jonchée de crasses et les mains derrière la tête, attendant que les minutes tournent, incessamment. La fenêtre ouverte et les rideaux tirés battants au vent, il écoutait calmement les bruits de la ville, et sentait la pénible odeur de celle-ci s'engouffrer dans son appartement.

`Pas étonnant que ce monde soit farci de cancer.` songea une des voix.

L'homme ne répondit pas, et retirant ses mains de sa nuque, laissa tomber sa tête en arrière, dans un vain espoir de réflexion. Ce qu'il voyait ? Son plafond sale, suintant de graisse, et les morceaux qu'il manquait qui pendaient là comme des cadavres. Ce qu'il voyait d'autre ? Sa vie, derrière ses yeux, mais il ne la regarda pas. Elle lui semblait trop inconnue.

`On a eu des moments où on était plus actifs que ça. reprit la voix.
-Oui, grogna le schizophrène. Ça ne me plaît pas plus que ça, mais j'essaie de m'adapter.
-T'adapter ? Et à quoi donc ? Tu sais bien que rien faire, on ne s'y adapte jamais. 'Faut toujours qu'on bouge, qu'on se montre. Que les gens nous regardent. Tu ne peux pas te passer aussi facilement d'une chose sur laquelle tu as basée ta vie. Les gens vont nous oublier, tu le sais bien. C'est idiot de croire que quelqu'un va venir te voir uniquement parce que ça fait quinze jours que tu ne donnes plus de nouvelles.`

Deadpool ferma un instant les yeux, histoire de ne plus voir. De ne plus voir que la voix avait raison. De quoi avait-il envie, là, maintenant ? D'une bouteille de whisky. D'une ribambelle de filles en tenue de cow-boy qui danseraient pour lui. Comme celles de de connard de Tony. Il soupira brièvement. Voilà ce que ça donnait quand il se mettait à ruminer, il se voilait la face avec des désirs, encore et toujours les mêmes, ceux qu'il n'obtiendrait jamais. Rouvrant les yeux, le mercenaire se rassit normalement dans son canapé pourri, regardant la TV d'un œil morne. Les informations parlaient de l'école pour surdoués installée pas loin, du fait que c'était dur d'accès, tout ça.

`Encore un truc pleins de fayots, songea-t-il à voix haute.
-C'est ça, fais comme si tu savais pas qu'en fait c'est une école pleine de mutants, qui accueillent les paumés dans ton genre, mais qui surtout, pourrait potentiellement avoir du travail pour nous.
-Je ne suis pas censé le savoir, je te rappelle. Et puis ça casse tout le rp si je l'apprends pas par moi-même.`

Tandis que le journaliste à l'écran parlait maintenant d'un feu dans un hôtel ayant fait trois graves blessés, Deadpool se releva. Il jeta un bref coup d’œil à son salon, constatant qu'il n'était pas si sale que ça. A ses yeux bien sûr. Puis le mercenaire observa le téléphone, comme s'il attendait qu'il sonne. Ce qui bien sûr, n'arriva pas.

`Bon ça suffit là ! meugla-t-il avant de soupirer une nouvelle fois. Si l'employeur ne vient pas à l'employé, et bien l'employé viendra à l'employeur. Et sans mauvais jeux de mots.
-Ça s'appelle un chiasme. On est peut-être pas si idiots que ça finalement, hein.`

Et en deux temps trois mouvements, le mercenaire était dans son costume, armé, et quittait son T3 sans un mot de plus pour son chat qui finissait les restes d'une pizza pourrie qui traînait sur la télévision. C'est tout aussi rapidement (ou du moins à la vitesse que nous confère une ellipse narrative) que Deadpool se retrouvait devant les portes du manoir Xavier.

`Pourquoi on est venus là, en fait ?
-Bein je sais pas, ils distribuent pas des cassettes VHC gratuites ici ? Ou alors je me suis encore embrouillé... Ou alors c'est ce panneau publicitaire qui m'a encore menti. Je trouvais ça bizarre, aussi, qu'une pub de sous-vêtements pour hommes me disent d'aller enrichir ma collection de porno...`

Ses pas le menèrent jusqu'à la porte d'entrée, qu'il poussa et entra. Dehors, le soleil était déjà bien bas, et le crépuscule illuminait légèrement la pièce par le biais des fenêtres, en plus des grandes lampes au plafond. Face à la décoration et la vastité de la pièce, Deadpool ne put que relever légèrement les épaules.

`Heeeeey mais c'est qu'il est né le cul dans l'beurre monsieur j'envoie-des-ondes-télépathiques-trop-puissantes-à-travers-la-terre-entière... !
-Ce qui veut dire qu'il nous paierait cher !
-Owi ! Et avec je pourrais enfin m'acheter cette nouvelle pou- … Bon, je me tais, je suis pas sur que ce soit un forum NC-16 ici.`

Focalisant ses cellules en constant renouvellement sur son objectif principal, Wade monta l'escalier de marbre et, arrivé en haut, tenta tant bien que mal de se souvenir de quel côté était le bureau du professeur X. Malheureusement, la mémoire n'étant pas un des dons les plus développés chez lui, il finit par choisir d'aller à droite sans même regarder le plan. Il enchaîna les couloirs et les corridors, chantonnant comme un enfant sans même s'attarder sur les portes devant lesquelles il passait.

`C'est le plus grand boss de toute la ville, Picsou, Picsoouu ♪ C'est l'plus puissant d'tout CanardVille, Picsou, Picsoouu ♫ en suivant Riri Fifi et Loul- Hey ?`

Tandis qu'il marchait, des bruits attirèrent son attention (qui est vous le savez, est si facile à obtenir), et il les suivit en essayant d'être discret jusqu'à arriver à la salle d'eau. Là, en tendant une oreille curieuse, le mercenaire put facilement distinguer des splichs et des splachs, ainsi que...

`Des rires de filles ? questionna une des voix.
-Non, des babouins en rûte, débilos va. répondit l'autre.
-Oh, oh, oh, les voix. On se calme. Papa essaie de se concentrer, là.`

Longeant le mur en tentant de faire le moins de bruit possible, Wade arriva prés de la porte, qui, par malheur (ou plutôt parce que sinon le rp allait coincer) était restée entre-ouverte. A l'intérieur, un groupe de filles, environ quatre ou cinq, était un train de se rhabiller. Deadpool sourit sous son masque, retirant son visage de l'ouverture de la porte pour se caler contre le mur dans son dos.

`On va pas mater des filles, c'est dégueulasse...
-Voix jaune, t'es en train de me mettre un sérieux doute quant à notre hétérosexualité, là. répondit l'homme.
-Non je veux dire, des jeunes demoiselles. On ressemblerait trop à un vieux pervers.
-+1. Manquerait plus qu'on se tape, en plus du reste, la réputation de Michael Jackson.
-Herm, ouais. Deadpool se racla la gorge tandis qu'il donnait néanmoins un nouveau coup d’œil par le biais de la porte. Mais peut-être que si je rentre et que je leur demande où est le Prof, elle ne vont pas avoir peur. Et puis ça me fait un alibi.
-Un mec dans un costume raté de Spider-man, qui pue le tacos avarié et le tabac froid ? Non, effectivement, elles ne s’enfuiront pas. Et pas parce qu'on bloquerait la seule sortie, bien entendu.`


Dernière édition par Wade Wilson le Mar 19 Juil - 14:05, édité 1 fois
Wade WilsonMerc' with a Mouth | Régisseur FouWade WilsonMessages : 69
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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyVen 15 Juil - 15:16

Malgré l’heure tardive, Erik Lehnsherr était encore dans son bureau. Seul. Ses élèves devaient être en train de se préparer à aller se coucher, et son ami Charles Xavier, avec qui il avait fondé l’institut vadrouillait probablement quelque part dans les couloirs. Erik était assis simplement, le dos droit, comme s’il attendait quelqu’un qui vienne s’installer en face de lui, son air digne renforcé par le col roulé noir qu’il portait. Il jouait avec le roi noir en métal de son jeu d’échecs, le faisant léviter grâce à son pouvoir entre ses doigts. Il aimait beaucoup jouer avec de petits objets de métal de cette manière.

Lors des nombreuses parties d’échecs qu’il disputait avec le professeur Xavier, il prenait toujours les noirs, parce qu’il préférait cette couleur aux blancs, et parce que les pièces blanches étaient en céramique et qu’il ne pouvait pas les faire bouger sans les toucher. Il adorait réellement se servir de son don, prouver aux autres qu’il savait faire quelque choses qu’eux n’arrivaient pas. Même s’il aurait donné n’importe quoi pour être télépathe comme Charles, il considérait que sa propre mutation n’était pas moins intéressante. Le contrôle des champs magnétiques. Grâce à ça, aucun humain ne pouvait l’arrêter, ils étaient bien trop stupides et utilisaient le métal trop souvent pour que leurs armes soient un tant soit peu efficaces contre lui.

Il jeta un œil discret vers la télévision posée dans un coin de son bureau qui diffusait des images sans pour autant laisser filtrer aucun son. Son cœur eut un petit sursaut inexplicable lorsqu’il reconnu Charles dans le petit écran. Les journalistes étaient venu aujourd’hui, il avait faillit oublier. Pourtant il avait eu un mal fou à se cacher pour ne pas paraitre à la télévision, abandonnant son ami face à ces harpies de journalistes. Si Erik aimait avoir du pouvoir, être aimé, adulé, il détestait cependant ne pas maîtriser ce qu’il faisait, et les journalistes faisaient partie de ce qu’on avait du mal à maitriser. Charles se moquait de lui en lui disant que c’était le moyen le plus sûr de devenir célèbre, mais c’était plus facile pour lui que pour qui que ce soit d’autre, si ça tournait au vinaigre il pouvait toujours contrôler les pensées de celui ou celle qui lui posait des questions de manière à ce qu’il pose les bonnes.

Il avait beau dire qu’il détestait se servir de son pouvoir à des fins malhonnêtes, Erik était certain que si le cas se présentait, il n’hésiterait pas. Personne, pas même Erik qui pouvait pourtant se vanter d’être un de ses plus proches amis, ne pouvait savoir s’il se permettait de lire ses pensées, d’entrer dans sa tête, à moins d’être doué de télépathie également. Erik Lehnsherr avait très peur des télépathes pour cette raison, il savait qu’à leur place lui-même n’aurait pas hésité. Alors il se méfiait. A raison probablement, même Charles qui au premier abord semblait être la bonté incarnée, avait réussi par il ne savait quel tour de passe-passe à faire croire que l’institut était une école pour surdoués dont l’entrée était très stricte. Il avait envie de faire confiance à Charles, s’il y avait une seule personne sur terre à qui il pourrait faire confiance c’était bien lui, mais une petite voix dans sa tête lui soufflait de se méfier.

Lorsque le sujet changea, Erik appuya sur un bouton de la télécommande posée non loin et la télévision s’éteignit dans un grésillement caractéristique. Puis, d’un geste, il fit bouger un panneau de métal qui cachait un trou dans le mur. Une sorte de fenêtre. Il observa sa création. C’était un casque, de métal bien évidemment, il voulait le concevoir pour bloquer les ondes télépathiques. Ce n’était pas une mince affaire, mais en disposant les couches d’une certaine manière, il créait des champs de force repoussant ces ondes qu’il redoutait. Le casque n’était pas encore au point, et allait sans doute être très lourd, mais peu importait, il aurait toujours le magnétisme pour le porter sans efforts particuliers. Il avança la main pour sentir la froideur du métal sous ses doigts. Un sentiment de puissance se propageait dans tout son corps comme une jubilation soudaine, l’envie de rire aux éclats, sans pour autant que le sentiment éprouvé puisse correspondre à la description de joie. Ce sentiment particulier fut pourtant de courte durée. Quelqu’un venait de rentrer dans l’établissement, et ce n’était ni un élève qui revenait d’avoir fait le mur, ni Charles.

Le champ magnétique n’était pas brouillé de la même manière. En quelques gestes, Erik referma le lourd panneau de fer sur sa création et renvoya le roi noir à sa place avec les autres pièces de l’échiquier.
Il avait comme l’impression de connaitre cette personne, de l’avoir déjà vu. Un air entrainant flottait dans le couloir, mais les paroles ne lui disaient rien, pas plus que la voix. Mais c’était un homme d’âge mur il était au moins capable de dire ça. Il sortit de son bureau, actionnant à distance le petit interrupteur de métal qui allumait la lumière puis fermant le verrou de l’intérieur comme il le faisait toujours, utilisant ses pouvoirs dès qu’il le pouvait. Sa mère était morte pour qu’il puisse les utiliser, et ne pas le faire revenait à rendre sa mort inutile. Une larme perla au coin de ses yeux. Il avait beau avoir presque trente ans et perdu sa mère depuis plus de dix ans, le souvenir de cette époque le marquait toujours autant. Il l’essuya d’un geste rageur et suivit silencieusement la voix.

Soudain, elle s’arrêta, comme si elle avait vu quelque chose qui attirait son attention. Cet institut était décidément pire qu’un moulin à vent, n’importe qui pouvait y rentrer comme il le désirait, et Charles avec son grand cœur leur offrait l’hospitalité, même aux pires des clochards. Erik tourna à l’angle d’un couloir, et c’est là qu’il le vit. Le costume qu’il portait ne laissait aucun doute quand à l’identité du personnage. Le contrôleur du métal se plaqua contre le mur le temps de réfléchir à vitesse grand V à ce qu’il allait faire. Deadpool, psychotique, imprévisible, arrogant, mais surtout un mercenaire de talent. Il n’avait jamais accepté de s’intégrer réellement à l’institut, Erik avait détesté Charles de proposer cela un tel dégénéré mental et avait donc été rassuré lorsque la folie et l’inconstance du personnage avait fait qu’un jour il n’était pas revenu, oubliant sans doute qu’il avait accepté de faire partie des X-men. En vérité il leur avait demandé lui-même cette faveur, et Charles, cet imbécile heureux, avait accepté. Mais Erik soupçonnait que l’esprit malade de Wade Wilson n’était pas le seul coupable de ce retournement de situation, la surveillance rapprochée dont il faisait l’objet devait le mettre également mal à l’aise, sans qu’on puisse dire s’il en avait conscience ou pas.

Après tout, Wade Wilson n’était pas né mutant, il était juste exceptionnellement doué. Son pouvoir de régénération, absolument pas parfait, en faisait-il quelqu’un de spécial ? Un des leurs ? Erik n’avait qu’une peur : qu’il s’en prenne pour une raison ou une autre à un de ses élèves. Il était très protecteur envers les mutants adolescents qui habitaient à l’institut, même s’il s’efforçait de le montrer le moins possible.

« Oh, oh, oh, les voix. On se calme. Papa essaie de se concentrer, là. »

Erik Lehnsherr sursauta imperceptiblement. Non pas parce que c’était toujours étrange d’entendre quelqu’un qui se parlait tout seul, mais parce qu’il venait de percuter à quel endroit ils étaient. L’étage des filles, et la pièce au bout du couloir, la porte devant laquelle Deadpool était en train de se diriger, longeant le mur d’une manière qu’il jugeait discrète, donnait sur les douches des filles. Pile à l’heure ou elles devaient toutes être occupées à faire leur toilette avant d’aller se coucher, les cours commençaient tôt demain. Tel un espion, Wade Wilson jeta un œil à l’intérieur – Erik eut un frisson de dégout et d’horreur – puis se plaqua contre le mur.

« Voix jaune, t'es en train de me mettre un sérieux doute quant à notre hétérosexualité, là. »


La remarque fit sourire Erik, pour une raison inconnue, et le rassura quelques peu sur les intentions de Wade Wilson. Une des voix au moins, Erik avait compris que Wade n’était pas seul dans sa tête, et pas uniquement à cause du fait qu’il avait passé tout le temps où il était avec eux à l’institut à le surveiller de près, devait émettre l’idée de faire demi-tour. Il y eut un silence durant lequel les voix devaient lui répondre quelque chose qu’Erik n’était pas en mesure d’entendre. Il n’était même pas sûr que Charles soit capable de capter tout ce que se disait l’esprit malade du mercenaire.

« Herm, ouais. »

Il se racla la gorge puis se pencha à nouveau pour regarder dans l’entrebâillement de la porte.

« Mais peut-être que si je rentre et que je leur demande où est le Prof, elles ne vont pas avoir peur. Et puis ça me fait un alibi. »

Erik jugea que le moment était venu de se montrer, avec classe évidemment. Il ne voulait pas que les filles soient surprises par un malade en collants rouges. Il sortit de l’angle du mur qui lui servait de cachette et en quelques pas fut près de Deadpool, qui ne semblait pas encore l’avoir remarqué.

« Bonsoir Monsieur Wilson. »

Un sourire s’étira sur ses lèvres lorsque Wade se tourna vers lui, et il ajouta, non sans une pointe d'ironie.

« Quel bon vent vous amène donc à l’institut ? »

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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyJeu 21 Juil - 17:55

Wade continuait à écouter le baratin que les fillettes se racontaient d'une oreille absente, plus concentré sur comment il allait se débrouiller pour trouver Xavier dans tout ce pensionnat, surtout s'il se mettait à s'arrêter à toutes les portes pour voir qui se cachait dedans. Son esprit lui disait que, dans le pire des cas, il n'aurait qu'à retourner voir le plan et les prospectus à l'accueil. Oui, mais où c'était, l'accueil, déjà ? Wade grogna en songeant que s'il était encore en possession de son dispositif de téléportation, il aurait pu s'en tirer plus facilement et surtout en moins de temps. Car Deadpool, en plus de son talent de tueur et de sa quasi-immortalité, avait l'habitude de porter au niveau de la ceinture un appareil lui permettant de se déplacer instantanément d'un endroit à un autre. Habituellement. S'il ne l'avait pas cassé, s'il ne l'avait pas envoyé à Weasel (son fournisseur d'informations) pour qu'il le répare et s'il n'avait pas oublié de le contacter la semaine dernière. Si seulement, songea-t-il un instant. Il était sur le point de quitter sa pseudo-cachette, qui consistait à se coller au mur, quand il entendit des pas-

« Faux. Je peux pas entendre des pas. Mon sens d'araignée déconne trop, en ce moment. »

- quand il fut surprit par des paroles qui lui aurait sans doute rappelées quelqu'un s'il ne s'en était pas complètement foutu. Mais la voix l'avait appelé par son nom, preuve qu'elle, au moins, savait à qui elle s'adressait. Ce qui n'attisa pas plus la curiosité du mercenaire. Après tout, les gens employaient aussi bien son nom de tueur que son réel patronyme, et à vrai dire, cela l'agaçait particulièrement.

Quoiqu'il en soit, quand Wade se tourna vers la personne, il reconnut un visage familier, mais sa mémoire fut assez crétine pour ne pas lui dire quel était le nom qui allait avec. L'individu termina son dialogue, et le mercenaire se redressa de contre le mur pour lui faire face, les bras le long du corps, inclinant la tête sur la droite en fixant les traits de l'homme dans l'espoir de se rappeler qui était-ce. Et même s'il ne trouvait pas dans l'immédiat, il semblait que la personne ait une certaine classe, vu sa façon de l'aborder que l'homme en collant avait trouvée assez... Pas banale, pour quelqu'un qui vient de chopper un autre quelqu'un en train de mater des filles de la moitié de son âge. Se raclant la gorge, il commença à expliquer de sa voix de fumeur :

« Deadpool, il pointa son visage masqué de l'index. Le masque, c'est pas pour faire joli. Enfin, si, en un sens, oui. Parce qu'en général, en vrai, les gens se mettent tous à crier que je ressemble à Fre- Hey ! »

Il se coupa dans sa propre phrase quand le visage de l'autre homme, qui lui souriait d'une façon étrange, lui rappela enfin qui il était. Erik Len... Len quelque chose, un nom imprononçable, sans parler des problèmes qu'il devait avoir pour l'écrire. Dans tous les cas, il se souvint aussi que ce mutant contrôlait les métaux, qu'il était très talentueux, et qu'il ne l'appréciait pas vraiment. Mais qui apprécie Deadpool, à part ses fans, de toute façon ? Il se remit à parler avec un sourire sous son masque, se sentant un peu plus à l'aise maintenant qu'il savait à qui il avait affaire. Il n'envisageait même pas un combat en fait, sachant bien que si Erik avait voulu l'attaquer, il l'aurait sans doute désarmé depuis un moment.

« Ah, ce n'est que toi ! Pendant un instant, j'ai cru que c'était quelqu'un d'important, genre le sosie de Charles le Chauve ! Qui s'appelle Charles, entre nous. D'ailleurs, tu savais qu'il n'était pas chauve ? Le monde nous a menti pendant tout ce temps ! Bientôt on ne pourra même plus faire confiance aux héros de dessins animés. Et si Finn the human en venait à me trahir, je ne sais pas ce que je ferais. Et si j'avais mon propre dessin animé, et que je me trahissais ?
-Ils ne feront jamais de dessins animés basé sur un tueur.
-Ah oui ? Et Oggy et les Cafards alors ?
-Je ne crois pas qu'ils se soient tués...
-Ils se foutent toujours sur la gueule ! Tu parles d'un message pour les enfants, ouais.
-Et puis on a pas regardé cette série !
-Peu importe. Comment ça va, Magnum ?

En attendant sa réponse, une main sur la hanche, Wade put entendre les filles dans la salle de bain se mettre à parler moins fort. Sans doute avaient-elles entendu et reconnu la voix d'Erik, en plus de celle d'un inconnu, et elles jugeaient bon de se faire plus discrètes. Au moins jusqu'à ce que l'une d'entre elles, entièrement habillée, sorte de la salle pour aller dans sa chambre, très vite suivie d'une ou deux autres. Elles jetèrent au passage un regard étonné à Wade, qui ne le remarqua pas. Cela faisait très, mais alors très longtemps que le regard des autres n'avait -ou du moins il s'en persuadait plutôt bien- plus aucun effet sur lui, et qu'il se fichait éperdument de leur point de vue. Cependant, se faire coincer dans la situation dans laquelle il était une ou deux minutes plus tôt l'incommodait étrangement. Il observa Erik de l'arrière des yeux blancs de son masque, espérant que l'autre homme ne revienne pas sur le sujet.

Wade se rappela alors de la question qu'Erik lui avait posée, quel était donc le bon vent qui l'emmenait ici. `J'cherche un sens à ma vie` n'étant pas la réponse la plus appropriée, il haussa les épaules en faisant la moue, essayant de se donner un air innocent.

« Oh, je flânais, flânouiller, et puis je me suis dit que peut-être, mais alors bien évidemment `peut-être`, vous auriez quelques petits trucs à me proposer. Du genre, zigouillage d'ennemis politiques, ou je sais pas quoi. T'es de quel parti, toi, d'ailleurs ? Mais par contre, pas du genre tondre la pelouse et ramasser les déchets de la cantine, et plutôt du genre rémunéré, expliqua-t-il en appuyant bien sur le dernier mot. »
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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyVen 22 Juil - 19:12

Wade Wilson le regarda, ou du moins donna l’impression de le regarder à travers la partie blanche de son masque de tueur, puis se redressa pour faire face à Erik. Visiblement il n’arrivait pas à se souvenir du contrôleur de métal même s’il était évident que quelque part au fond de son cerveau malade, des cellules s’activaient pour ne pas trop le faire passer pour un imbécile. Il avait penché la tête vers la droite, sa droite pas celle d’Erik, alors ce dernier pencha la sienne vers la gauche, comme pour se moquer, avec un sourire narquois. « Deadpool » avait-il rectifié après s’être raclé la gorge tout en désignant d’un index tendu son masque. Puis il s’était lancé dans une explication qu’Erik écouta à peine.

Tenter de donner un sens à tout ce que disais Wade Wilson était pure folie, aussi Erik ne s’attarda pas à se torturer les méninges la dessus. Il comprenait en un sens qu’il ne voulait pas être appelé par son véritable nom, lui-même le prendrait surement mal si quelqu’un se mettait à l’appeler Max. Il n’était même pas certain de se retourner si on l’appelait de cette manière. Il était plutôt satisfait de sa nouvelle identité et l’ancienne était quelque chose qu’il voulait, non pas oublier, mais cacher au plus profond de sa mémoire, de manière à ce que même un puissant télépathe comme Charles ne puisse fouiner dans son passé. Max était mort avec sa fille, Erik avait pris sa place, c’était aussi simple. Lorsqu’il pensait à cette période, il voyait Max comme un ancien ami à qui il aurait dit au revoir le cœur gonflé tout en sachant qu’il serait mieux là où il était.

Son changement de patronyme avait plusieurs buts, ne pas se faire repérer par Magda lorsqu’il la recherchait encore, ne pas provoquer la panique lorsqu’il prononçait son nom, et surtout tirer un trait sur le passé, changer de vie, tourner la page, devenir quelqu’un d’autre. Comme Wade voulait devenir quelqu’un d’autre, consciemment, inconsciemment, guidé par une partie de son cerveau qu’il ne contrôlait plus, personne ne saurait le dire, sauf peut-être Charles et sa puissante télépathie. Mais peu importait, Erik sortit de ses pensées et reporta son attention sur l’homme en collants rouges qui lui faisait face.

« Ah, ce n’est que toi ! »

Visiblement les connexions s’étaient faites dans son cerveau si particulier, et la zone responsable de la mémoire avait enfin fait son travail. Vu le sourire soulagé qu’on devinait sous son masque, il était certain qu’il ne bluffait pas.

« Pendant un instant j’ai cru que c’était quelqu’un d’important, genre le sosie de Charles le Chauve ! »

Erik hésita entre lui mettre le poing dans la gueule ou lui expliquer par A + B que s’il recommençait à parler du professeur Xavier de cette manière, il trouverait bien un moyen de le tuer pour de bon. La première méthode avait l’avantage de le défouler, mais les deux avaient l’énorme inconvénient de n’être en réalité qu’une perte de temps, le zouave qui lui faisait face étant trop stupide et parfaitement insensible à la douleur. Il se contenta de se pincer les ailes du nez tandis que Deadpool baragouinait quelque chose de totalement incompréhensible à propose de cafards, probablement au sein d’une discussion enflammée avec les voix qui peuplaient sa tête.

« Comment ça va Magnum ? »

Erik eut un temps de réaction avant de comprendre que c’était à lui que le psychopathe s’adressait en prenant une pose pouvant laisser planer des doutes sur sa prétendue hétérosexualité. Peut-être que la voix qu’il appelait voix jaune avait pris le contrôle de son corps. Il décida de passer au tutoiement, d’une part parce que Wade Wilson ne s’attardait pas à réfléchir à ces choses là, d’après ce qu’il savait, et d’autre part il ne voulait pas faire preuve de plus de respect qu’il ne le devait à une sorte de tantouze schizophrène qui se permettait de reluquer les filles, de déformer le surnom que lui donnait Charles, et par-dessus tout de se moquer de son ami.

« Si tu veux qu’on t’appelle Deadpool, commence déjà par ne pas donner de sobriquet ridicule aux gens à qui tu t’adresses. Moi c’est Erik Lehnsherr. »

Les filles choisirent ce moment pour sortir de la salle de bain, entièrement habillées fort heureusement. Erik étouffa un soupir de satisfaction, au moins elles partaient vers les chambres, et bien que la plupart semblait étonnée de voir deux adultes dont un de leur professeur et un parfait inconnu masqué, discuter dans ce genre d’endroit, les filles ne s’alarmèrent pas et débarrassèrent le plancher en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Erik les suivit un instant du regard, et lorsqu’il fut certain qu’elles étaient toutes rentrées dans leurs chambres il reporta son attention sur le malade mental. Celui-ci haussa les épaules pour une raison inconnue, ce qui fit hausser un sourcil à Erik, puis prit la parole d’une voix un peu étouffée par le tissu rouge de son masque.

« Oh, je flânais, flânouiller, et puis je me suis dit que peut-être, mais alors bien évidemment `peut-être`, vous auriez quelques petits trucs à me proposer. Du genre, zigouillage d'ennemis politiques, ou je sais pas quoi. T'es de quel parti, toi, d'ailleurs ? Mais par contre, pas du genre tondre la pelouse et ramasser les déchets de la cantine, et plutôt du genre rémunéré. »


Il avait insisté sur le dernier mot, ce qui ne ternissait en rien sa réputation de mercenaire intéressé par l'argent. Erik regretta le fait qu’il mentionne le fait de ne pas vouloir faire de travaux ménagers car c’est exactement ce qu’il aurait proposé de lui faire faire. En ce qui le concernait il n’avait aucune envie de confier quoi que ce soit à un tel cas désespéré, mais il était certain que Charles ne serait pas du même avis. Du coup il valait mieux qu’il se débarrasse de l’intrus avant que le télépathe ne vienne fourrer ses ondes dans cette affaire.

« Qu’est-ce qui te fait croire que nous avons du travail pour quelqu’un qui s’est déjà permis de nous abandonner une fois ? »

En réalité il ne les avait pas vraiment abandonnés comme on abandonne quelqu’un qui est dans une situation critique, il n’était simplement pas rentré un soir et Charles avait dit qu’il reviendrait quand il sentirait que le moment serait venu. Erik Lehnsherr avait parfois du mal à comprendre les réactions de son ami, mais quelque part, il lui faisait confiance, et respectait ses décisions. Mais ça ne l’empêchait pas d’avoir ses propres opinions, et l’avis du professeur Xavier ne le gênait pas pour dire ce qu’il avait à dire, et tant pis si ça vexait le mercenaire. Il ajouta avec un petit sourire mesquin :

« De plus nous sommes ici dans une école, il n’est pas question de tuer qui que ce soit, ni de parler politique par ailleurs.»

Il fixait Wade Wilson à l’endroit où, selon toute logique, se trouvaient ses yeux derrière son masque. Il éprouvait tout de même une certaine culpabilité à dire cette phrase aussi sereinement sachant que son désir le plus cher était d’exterminer l’assassin de sa mère et en le faisant bien souffrir, mais il aurait préféré crever plutôt que de confier cette tâche à qui que ce soit. C’était bien trop intime et personnel.
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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyMer 10 Aoû - 15:48

Le vouvoiement n'avait jamais été quelque chose que Deadpool appréciait particulièrement. Premièrement parce que cela l'obligeait à conjuguer un verbe à la deuxième personne du pluriel alors que ce qu'il lui venait naturellement était celle du singulier, et deuxièmement car sa langue parlait trop vite pour qu'il est ait le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire. Dans son passé, personne ne lui avait réellement apprit la notion du respect, entre son père qui ne lui avait rien enseigné du tout (si ce n'est la violence), sa mère morte qui n'était donc pas d'une grande aide et ses supérieurs hiérarchiques à l'armée qu'ils le voyaient plus comme un incompétent qu'autre chose, c'est en fait sa sociabilité entière qui en avait pris un coup. La seule personne devant laquelle il essayait de faire du mieux qu'il pouvait sur tous les points était Nathan Summers, et pour une raison bien plus compliquée que le traditionnel ne-fourre-pas-tes-doigts-dans-ton-nez-ça-donne-une-mauvaise-image.

Mais alors, les personnes qui se croyaient irrémédiablement supérieures, que ce soit sur le plan physique, et/ou surtout moral, étaient loin, très très loin d'obtenir de Wade une quelconque marque de respect. Et le futur Magnéto tapait ici pile poil dans le plus grand des problèmes auquel les gens font face en s'adressant au mercenaire. La chose qui le blessait le plus, sans qu'il ne s'en rende jamais compte. La chose qui lui bloquait le chemin vers la guérison mentale.

« Si tu veux qu’on t’appelle Deadpool, commence déjà par ne pas donner de sobriquet ridicule aux gens à qui tu t’adresses. Moi c’est Erik Lehnsherr. »

Le prendre pour un gamin de huit ans était maintenant une chose normale pour les autres. Ils ne pouvaient se retenir de lui expliquer des règles qu'il connaissait déjà comme pour lui rappeler son ignorance, d'agir face à lui avec fatigue et lassitude, comme avec un gosse borné. Car il était tout à fait normal, face à un individu pourtant parfois plus âgé qu'eux mais camouflant ses craintes et sa peur derrière des idioties, d'instantanément classer cet personne dans la gamme des attardés irrécupérables, qui n'avaient jamais grandit et qui ne grandiraient jamais. Un telle réaction était compréhensible, après tout Deadpool ne s'en n'était jamais plaint. C'est vrai qu'à bien y regarder, Wade ne se donnait pas un air mature : faisant des pitreries à longueur de temps, disant des âneries incessamment et ne prenant pas en compte les remarques et les contraintes qu'on lui imposait, la sagesse n'était pas un mot qui lui sciait à merveille. C'est aussi la raison pour laquelle les gens lui faisaient si peu confiance : vous laisseriez un enfant qui a tendance à se battre avec un lance-flammes dans les mains dans une garderie, vous ?

« Si ça t'amuses, et si tu trouves pas mon surnom cool, tu peux aussi m'appeler Ryan. Tu sais, celui qui va jouer mon rôle dans mon propre film, pas comme toi, uh ?
-Et puis X-Men Origins : Magnéto ça sonne trop mal.
-Yep. Bon, Erik, mon pote, te bile pas, je te comparerais pas à Cartman. Eric Cartman, tu connais ? »

Son imagination dériva alors pour finalement créer son vis-à-vis dans les vêtements rouges du personnage du Colorado, et son bonnet bleu et jaune sur la tête, et soudain le mercenaire éclata de rire quand le Erik/Cartman qu'il avait maintenant face à lui dit d'un air sérieux, mais de la voix du South Parkien :

« Qu’est-ce qui te fait croire que nous avons du travail pour quelqu’un qui s’est déjà permis de nous abandonner une fois ? De plus nous sommes ici dans une école, il n’est pas question de tuer qui que ce soit, ni de parler politique par ailleurs. »

Pris d'une crise de rire assez bruyante, Wade n'eut d'autre choix que de se tenir le ventre un instant en se penchant en avant, essayant tant bien que mal de formuler quelque chose de concret au travers de ses gloussements. Le masque sur son visage ne l'aidant pas du tout à respirer mieux, ses rires se mêlèrent bientôt à quelques crises de toux alors qu'il se redressait, s'efforçant à reprendre un souffle correct. Le côté pratique, c'est que quand il riait, il ne parlait pas.

« Huff... Tu es... Ahahah ! ... Vraiment... Hh... Mignon comme ça...- » et soudain les rires reprirent, tout aussi forts que la dernière fois, et Wade fut obligé de mettre une main sur le mur pour ne pas tomber (bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire) et de relever le bas de son masque pour mieux respirer.

Quand, hors d'haleine, il commença à reprendre un tant soit peu de sérieux, l'image disparut de son esprit et ne laissa face à lui que la réaction d'Erik. Sans s'en soucier, Wade continua la conversation comme si de rien était.

« Qu'est c'qui me fait croire que vous avez du travail pour moi ? J'sais pas ! Tu sais, toi, ce qui fait croire les gens en Dieu, ptêt ? Imagine que certains, c'est parce qu'ils ont peur de lui ! Tu imagines, hein ? `Peur` ! De quelqu'un qui vit dans un nuage, en pagne, avec des gros enfants culs-nus qui volent avec leurs pitites z'ailes en plumes de canard albinos. Et puis, `abandonner`, sérieusement, c'est pas un peu un grand mot ? Pas que je me plaigne de m'être fait jeter d'hors hein, mais bon, si j'ai voulu vous rejoindre, c'était pas pour me casser deux jours après pour quelque chose de plus important. En plus, personne ne m'aime ici. Et même si je ressemble peut-être à un des ces malades de sado-maso, que je suis apparemment un 'fou à lier' et que j'ai moi-même voulu v'nir avec vous, c'est pas non plus mon kiff de me faire maltraiter -moralement parlant- par ce que je devrais normalement appeler les `membres` de ma `team`. Bon. 'Faut tuer personne. Pas parler pô. Capiche. Ce qui nous laisse quoi ?
-Surveillant de cantine ?
-Hey, t'es gentil mais non. »
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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptySam 12 Nov - 12:32

Quoi de plus incongru que de discuter avec un schizophrène mercenaire, qui passe du coq à l'âne sans qu'on ne puisse rien déceler de sa manière de penser ? Cela faisait longtemps qu'Erik ne tentait plus de réellement comprendre ce que voulait réellement Wade Wilson, et il n'était même pas certain qu'il le sache lui-même. Aussi il ne chercha pas à comprendre pourquoi sa phrase tout à fait sérieuse qui en quelque sorte intimait l’ordre au pseudo-mercenaire-à-la-recherche-d’un-travail de partir car ce n’était pas ici qu’il trouverait ce qu’il cherchait, quoi que ce fut, provoqua chez lui une crise de rire telle qu’il dû se tenir le ventre jusqu’à ce qu’une quinte de toux le fasse s’arrêter.

Pendant ce temps Erik regardait patiemment ses ongles en se faisant la remarque qu’une petite coupe leur ferait du bien. Il releva les yeux vers Wade Wilson, celui-ci parvenant enfin à s’arrêter de glousser bruyamment. Le contrôleur de métal se demanda un instant s’il ne préférait pas quand son vis-à-vis racontait se vie au combien inintéressante, au moins on pouvait faire semblant de comprendre ce qu’il disait et ne pas montrer à quel point on s’ennuyait. Car oui, regarder quelqu’un rire sans en connaitre la raison, excusez du vocabulaire, mais Erik trouvait cela vraiment très chiant.

« Huff... Tu es... Ahahah ! ... Vraiment... Hh... Mignon comme ça...- »

Les rires reprirent aussitôt, mais Erik était bien trop occupé à assimiler les émotions que cette phrase provoquait en lui pour y prêter une réelle attention. Tout d’abord de l’irritation, il sentait bien que le mercenaire se moquait de lui joyeusement avec les autres voix de sa tête – tout seul en bref – sans Erik plus particulièrement – et c’était une chose qu’il supportait mal. Ne pas être de la fête surtout quand il était l’objet de l’attention – si on pouvait dire ça dans ce cas – d’une personne sans savoir quoi exactement. C’était un peu comme si des amis fêtaient votre propre anniversaire sans vous inviter. Ensuite une sorte de frisson d’horreur ou de dégout, il ne savait trop déterminer, peut-être un mélange des deux. Mignon. Il eut envie de vomir.

Qu’une fille dise qu’il soit mignon, ça l’énervait déjà. Il préférait sexy, beau, puissant, mais pas mignon. C’était quasiment une insulte, et encore pire dans la bouche de Wade Wilson. Dieu savait ce qu’il entendait quand il disait ça. Il pouvait s’agir du meilleur comme du pire. Au fond peut-être était un moyen pour lui de lui cirer les bottes, même s’il fallait avouer qu’éclater de rire juste après marchait moyennement. Mais étrangement il se surprenait à espérer que ce soit quelque chose de bien, comme s’il avait besoin qu’on le complimente. Charles le faisait, bien sûr, mais il décelait dans ses paroles comme une certaine réticence, comme un « tes idées ne me plaisent pas », comme une absence de « je te suivrais jusqu’au bout du monde s’il le fallait ». Ils se disaient comme frères, mais parfois Erik avait l’impression que la fraternité n’allait que dans un sens, celui de Charles.

Le seul à faire des concessions, c’était toujours Erik. Comme en ce qui concernerait le mercenaire, ce serait Charles qui trancherait. Face à Charles Erik était faible. Il ne voulait pas se disputer avec lui, il ne voulait pas qu’ils soient ennemis, alors il cédait à chaque fois qu’ils avaient un différent. Et après il se sentait faible et coupable de ne pas rester fidèle à sa manière d’être. C’est peut-être parce qu’il venait d’avoir ces pensées que pour une fois, lorsque Wade reprit la parole pour se lancer dans un long monologue, Erik l’écouta vraiment jusqu’au bout. Il remarqua qu’il avait relevé le bas de son masque, probablement pour respirer, dévoilant une mâchoire carrée, assez puissante en somme, une véritable mâchoire d’homme, mais couverte de cicatrices et autres blessures en voie de non-guérison – assez paradoxal pour un immortel. Il ne se souvenait plus s’il avait déjà vu un jour son visage. Il portait tellement souvent son masque.

« Qu'est c'qui me fait croire que vous avez du travail pour moi ? J'sais pas ! Tu sais, toi, ce qui fait croire les gens en Dieu, ptêt ? Imagine que certains, c'est parce qu'ils ont peur de lui ! Tu imagines, hein ? `Peur` ! De quelqu'un qui vit dans un nuage, en pagne, avec des gros enfants culs-nus qui volent avec leurs pitites z'ailes en plumes de canard albinos. »

L’idée fit sourire Erik. Il n’était pas particulièrement croyant, ou du moins ne l’était plus même s’il était de religion juive par héritage, persuadé que si quelqu’un ou quelque chose qu’on puisse nommer Dieu existait, il n’avait plus rien à faire de ce monde depuis longtemps et le laissait à l’abandon. Ou peut-être que son but était simplement de voir si parmi les fourmis qu’il élevait, l’une d’entre elle serait capable de sortir du lot et de devenir l’égal d’un dieu. Un dieu parmi les insectes. S’il y en aurait un, ce serait lui. Ou Charles. Pour l’instant il était bien plus puissant que lui avec sa télépathie, et le cerebro qu’ils avaient conçu ensemble, il pouvait aisément dominer le monde.

Mais avec son état d’esprit actuel, Erik savait qu’il ne le ferait pas, il était trop dans sa période hippie pour ne serait-ce qu’assumer d’utiliser ses pouvoir a des fins "malveillantes" ou égoïstes. Non pas qu’il ne le faisait jamais, Charles était humain après tout, et Erik en avait parfaitement conscience, mais il voulait tellement paraitre bon qu’il se mentait à lui-même et mentait aux autres. S’il était si bon, Erik ne l’apprécierait pas tant, et il ne passerait pas une bonne partie de son temps libre à concevoir un casque capable de stopper les ondes télépathiques.

« Et puis, `abandonner`, sérieusement, c'est pas un peu un grand mot ? Pas que je me plaigne de m'être fait jeter d'hors hein, mais bon, si j'ai voulu vous rejoindre, c'était pas pour me casser deux jours après pour quelque chose de plus important. En plus, personne ne m'aime ici. Et même si je ressemble peut-être à un des ces malades de sado-maso, que je suis apparemment un 'fou à lier' et que j'ai moi-même voulu v'nir avec vous, c'est pas non plus mon kiff de me faire maltraiter -moralement parlant- par ce que je devrais normalement appeler les `membres` de ma `team`. »

Quelque part les paroles de Wade Wilson lui faisaient un peu de peine. Ainsi même un esprit malade dans un corps pas sain du tout pouvait avoir ce qui semblait s’apparenter à des sentiments. Pour Erik c’était une découverte, plutôt agréable en fait. C’était quelque chose qui lui donnait foi, non pas en l’espèce humaine, celle-ci étant sur le point de disparaitre, mais en l’avenir mutant. Les sentiments, la colère, la haine, la peine, étaient ceux qui pouvaient permettre d’aller jusqu’à la victoire, de devenir plus fort. Charles parlait également d’amour et de bonté, mais la seule chose que l’amour avait pu porter à Erik était de la douleur et de la peine.

« Bon. 'Faut tuer personne. Pas parler pô. Capiche. Ce qui nous laisse quoi ? … Hey, t'es gentil mais non. »


Parfois le fait de discuter avec une telle personne lui donnait l’impression qu’il pouvait lire dans ses pensées et y répondait avec autant d’aisance qu’un très puissant télépathe. Erik venait juste de l’imaginer en costume de soubrette – qui lui allait étonnement bien – en train de nettoyer les couloirs du grand château. Il masqua un petit rire en se passant la main devant la bouche et faisant mine de réfléchir. En fait c’était tout bien réfléchi, il n’était responsable d’aucune décision, et ce serait Charles qui trancherait. Et comme il voyait la bonté en chaque personne et pensait qu’il fallait toujours laisser une deuxième chance aux gens, et il savait que quoi qu’il dirait en sa faveur ou défaveur on trouverait un emploi pour cet énergumène si Charles avait décidé que ce serait mieux pour eux.

« Écoute Wa-Deadpool, je ne suis pas responsable de ce genre de décision, désolé. Mais nous pouvons aller ensemble voir si Charles a quelque chose à te proposer ou non. »

Erik se retourna et à sa grande surprise se trouva nez-à-nez avec le sus-nommé. Il ne l’avait absolument pas entendu arriver, et le sourire énigmatique qui flottait sur son visage ne lui permettait pas de savoir ce qu’il avait pu lire ou entendre, et le fit se maudire intérieurement de n’avoir toujours pas finit son casque.

« Charles ! Nous te cherchions justement. Une ancienne connaissance qui cherche du travail. » Termina-t-il en désignant Deadpool d’un geste de la main.
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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyDim 20 Nov - 18:55

La télévision crachotait encore son flot d’informations mais l’homme debout dans la pièce ne l’écoutait plus. Il avait entendu ce pour quoi il l’avait allumée, et il était plus que satisfait. Son institut pour surdoués jouissait déjà d’une petite réputation aux alentours, mais il voulait qu’elle s’étende beaucoup plus loin. Il avait besoin que les personnes qui se sentiraient potentiellement chez elle entre les murs de son manoir entendent parler de lui. Il n’avait pas assez de temps pour toutes les contacter une par une, alors il avait tout naturellement fait en sorte que ces personnes puissent venir à lui. Le professeur Charles Xavier se sourit dans le miroir.



-C’est donc ça votre établissement pour surdoués ? C’est plutôt luxueux.

La petite journaliste brune qui s’adressait à lui était vraiment mignonne. C’est la première chose que remarqua Charles. La seconde fut le caméraman et le perchiste incroyablement musclés qui l’accompagnaient. Il soupira.

-Et bien, c’est là l’héritage du travail acharné de ma famille mademoiselle. On visite ?

Ils avaient déambulé dans les couloirs somptueux du manoir et dans les jardins verdoyants. Charles leur avait raconté qu’il trouvait important que les enfants surdoués puissent développer tout leur potentiel parmi les leurs. La jolie journaliste avait eu l’air de trouver ça très noble. Elle lui avait demandé :

-Pourquoi cet attachement envers la population particulière des surdoués ?

Charles avait su que c’était le moment de faire passer son message. Il avait répondu :

-Et bien, souvent, ils sont méconnus par le reste de la population. Tout ce qu’on voit d’eux c’est qu’ils sont différents. Ils le sont. Mais ils ne sont pas seuls. Actuellement, ils sont comme des albatros qu’on forcerait à marcher. Ils ne savent pas quoi faire de leur pouvoir. Car ce don qu’ils possèdent en est bien un, contrairement à ce que pensent ceux qui estiment que c’est un handicape. Parmi les leurs, ils pourraient apprendre à voler. Je veux qu’ils puissent développer tout le potentiel qu’ils ont à leur portée.

Ensuite il n’avait eu qu’à forcer légèrement l’entrée des cerveaux de l’équipe de reportage présente à ses côtés pour s’assurer que cette partie de l’interview serait bien diffusée. Ca n’avait pas été très difficile.




Le professeur ouvrit les battants d’un petit placard en bois situé à côté du miroir et saisit à l’intérieur une perruque d’homme. « Go ! Go ! » Chuck Berry chantait dans sa tête. Charles posa la perruque sur son crâne vierge de toute trace de chevelure. Celle-ci était sa préférée. S’il n’avait pas ce léger problème de calvitie il était persuadé qu’il aurait eu une tignasse aussi fournie et brillante. A croire que dans ce monde, on ne pouvait pas être à la fois un brillant génie télépathe et un pur beau gosse. « Johnny Go ! Go ! » Charles se sentait incroyablement satisfait. Il était persuadé que la cause des mutants venait, grâce à son humble personne, de faire un bon spectaculaire en avant. Les effets ne tarderaient pas à se faire sentir. Et à ce moment là Erik n’aurait d’autre choix que de reconnaître qu’il avait eu raison. Qu’on pouvait vaincre sans violence.

Avec peut être juste un soupçon de manipulation. Mais ça, personne n’était obligé de le savoir.

Charles pensa à ses élèves. Il y en avait de plus en plus qui vivaient au manoir. Et certains d’entre eux avaient un potentiel qui ne demandait qu’à être révélé. Il aurait fallu les mettre dans une situation où ils puissent utiliser leurs pouvoirs. La salle des dangers devenait trop habituelle pour eux.

Charles s’observa longuement dans le miroir, réfléchissant à un moyen de rendre ses élèves plus forts.
Il avait besoin qu’ils soient prêts à affronter le monde extérieur. Qu’ils soient prêts à se battre pour un monde plus égalitaire. Un monde où les mutants pourraient être libres. Libres et égaux aux humains.

Le professeur éteignit la télévision. Il avait toujours cette chanson de Chuck Berry dans la tête. Pourtant il ne l’avait plus écoutée depuis au moins deux ans. Pourquoi fallait-il qu’elle lui revienne maintenant ? Ca l’empêchait complètement de réfléchir correctement.

Le télépathe le plus puissant de la planète n’arrive plus à réfléchir parce que Johnny B. Good joue de la guitare dans son crâne. La vie est ironique.

Charles ricana.

Il reposa sa perruque dans le petit meuble et veilla bien à le fermer à clé, puis à cacher la clé au fond d’un tiroir. Il avait besoin de prendre l’air. Il se sentait d’humeur extrêmement joyeuse, et il fallait qu’il fasse partager ça à quelqu’un. Erik au hasard. « Go ! Go ! » Il avait envie de se trémousser le long des couloirs mais dans un sursaut de conscience il s’abstient au cas où un élève passerait par là. Il fallait qu’il veille à son image de prof autoritaire et sage. « Go ! Johnny Go ! » Bon allez juste un peu. Il fit un petit pas de twist et se reprit aussitôt en entendant une porte claquer non loin. « Goo ! Johnny B. Good. »

Charles se stoppa. Il entendait distinctement Erik parler et il savait que s’il tournait à l’angle de ce couloir il le verrait. Mais Erik n’était pas seul, ce que Charles trouva plutôt étrange. Son ami n’était pas quelqu’un de très sociable. Il parlait rarement, même avec les élèves. Charles se concentra donc un peu pour essayer d’identifier celui qui l’accompagnait, sans succès. Alors, il décida d’aller voir.

« Écoute Wa-Deadpool, je ne suis pas responsable de ce genre de décision, désolé. »

Très bien. La personne qui accompagnait Erik était donc Deadpool, l’une des personnes les plus potentiellement dangereuse que Charles connaisse. Il était schizophrène et imprévisible, et en plus de ça, immortel.

« Mais nous pouvons aller ensemble voir si Charles a quelque chose à te proposer ou non. »

Charles ne pensa plus une seule seconde au fait que Deadpool soit très certainement fou, car toutes ces pensées étaient concentrées sur le fait qu’Erik assumait pleinement de devoir se référer à lui pour prendre des décisions. Cette journée devrait être célébrée fête nationale.
Il s’avança un peu jusqu’à se retrouver juste derrière Erik. C’est le moment que choisi celui-ci pour se retourner.
Charles ne pu s’empêcher de sourire.

« Charles ! Nous te cherchions justement. Une ancienne connaissance qui cherche du travail. »

« Erik ! Quelle bonne surprise. Et… Deadpool… Voilà qui est étonnant.»

Charles ne put s’empêcher de constater du coin de l’œil que le bas du masque de Deadpool était relevé dévoilant ses étranges cicatrices putrides. Il se força à rester concentré sur la conversation.

« Du travail… Et bien mes bons amis, pourquoi ne pas aller discuter de tout ça dans un lieu un peu plus approprié que ce couloir ? »

Charles sourit d’un air bienveillant tout en se demandant comment il allait bien pouvoir amener la discussion sur sa performance plutôt réjouissante à la télévision.

Il se tourna complètement vers Wade Wilson afin de s’adresser à lui :

« Et… Vous cherchez un travail de quel… ordre ? »

Charles Xavier haussa un sourcil interrogatif pour appuyer sa question. Il dévisagea le mercenaire. Son regard s’attarda sur un des katanas qu’il voyait dépasser dans son dos. Il essaya de ne pas penser que ce gars là serait parfait pour confronter les élèves à la réalité du monde extérieur. Ca risquait au mieux de les traumatiser au pire de leur couter la vie.



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MessageSujet: Re: Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ? [PV Erik & Charles] Coucou ! Vous vous souv'nez d'moi ?  [PV Erik & Charles] EmptyDim 20 Nov - 19:54

« Pas responsable ? Comment ça, 'pas responsable' ? J'aurais dû d'mander à la petite brune de tout à l'heure, c'est ça ?
-Bien joué nigaud, ramène donc le sujet sur le fait que tu matais des mineures dans leur intimité.
-Parce que se doucher est considéré comment intime, maintenant ! Et bein, il est bien loin d'vant moi le temps où j'me laverais dans le même vestiaire que Nate... Enfin j'veux dire, avec des filles dedans, aussi hein. Pas que lui et moi.
-Bien sûr.
-Oh, et pis taisez-vous. »

Après cette discussion avec son propre cerveau, le mercenaire hocha la tête à la proposition qu'Erik venait de lui faire. Il était tout de même un peu surpris de savoir qu'il n'avait pas son mot à dire dans les affaires qui concernait l'établissement. Et bien sûr, le spectaculaire Wade Wilson, bien connu pour avoir la langue un peu trop pendue, ne s'empêcha pas de le faire remarquer.

« Erik, mec, je suis quand même assez étonné d'constater que Charles s'occupe seul de ce 'genre de décisions'. Il a quoi, une secrétaire sexy pour l'aider ? Hein ? Pas trop jaloux ? » Et un coup de coude taquin dans les côtes du mutant, un. « Entre nous, j'espère que tu ne l'es pas. Parce que bon, c'est pas franchement le meilleur métier du monde, et je suis sûr que Xixi -tiens c'est drôle, ça sonne un peu comme zizi ça- c'est pas l'genre à abuser de sa secrétaire. Ah mais j'y pense, j'ai peut-être pas toute les infos ! Si y faut tu gères d'autres trucs en fait ! ... N'empêche que. Homme soumis, femme ravie au lit, comme disait mon poisson rouge. »

Pendant qu'il parlait, Erik s'était tourné pour partir en direction de ce que Deadpool pensait bien être le bureau de Charles. « J'étais dans la bonne direction, en fait ! Attends... Xavier a son bureau prés des douches des filles ? » Soupirant, Wade compris que la moitié de son dernier speech était sans doute tomber dans l'oreille d'un sourd, vu comme Erik avait l'air fasciné par l'arrivée de Charles, et Charles fasciné par on ne sait quoi, peut-être le fait que le chameau de Panoramix mangeait du bœuf. Ou que le trou dans le plafond du couloir avait été réparé. Peu importe.

Contournant aisément le contrôleur de métal, Wade rabaissa son masque vivement sur son visage. Décidément, s'il le gardait relevé ne serait-ce que deux secondes, tous les regards convergeaient vers lui avec la rapidité d'une fangirl vers un super cosplay. Peut-être était-il un peu paranoïaque à ce niveau-là, mais il faut dire que personne ne l'aider à surmonter l'horreur qu'était son physique.

Une nouvelle fois, il approuva d'un signe de tête quand on lui proposa de se diriger vers un endroit autre que le couloir pour discuter de sa requête. Mais en fait, Wade se fichait du lieu dans lequel ils se trouvaient. Quand on a l'éternité devant nous et qu'on se trimbale un paquet de problèmes mentaux, on parvient à se foutre de ces choses là. « Comme de l'an 40. » grogna-t-il sous son masque.

« Et… Vous cherchez un travail de quel… ordre ? »

« Un truc du genre 'Pan Pan BOUM – Argh ! Non pitié !' » mima-t-il en agitant les mains pour imiter l'explosion. A la vue de leur réactions qui penchaient plutôt vers le négatif, il reprit en rabaissant les bras : « … Ou alors une corde, une seringue paralysante... » comprenant qu'il s'enfonçait dans le gouffre de l'erreur, il se racla la gorge et réessaya d'une voix devenue un peu moins rauque « … Ooooou bien, ce que vous voulez, vous savez, j'accepte pas mal de choses tant qu'il y a un gros chèque, et par gros chèque j'entends, pas en taille évidemment, mais avec beaucoup de zéros, en fait. Et je ne suis pas dupe, je regarde la télé -je pense même être capable de vous dire ce qui passe sur TFOU dans l'ordre le samedi et le dimanche matin-, j'ai entendu Charly donc, 'l’héritage du travail acharné de ma famille', ça sonne plutôt bon, niveau budget ça comme phrase, non ? »
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